L’histoire des noms de famille

Les noms de famille ne sont apparus qu’à partit des XIe et XIIe siècles.

Jusqu’alors, nos ancêtres n’avaient que des noms de baptêmes (Jran, Guillaume, Martin…).

Mais cette époque fut une grande période de paix et donc de croissance économique et connut par voie de conséquence un formidable « boom » démographique, qui fit qu’au sein de chaque paroisse et de chaque seigneurie, on se trouva confronté à de fréquentes homonymies, empêchant d’identifier facilement les habitants.

Spontanément, on prit donc l’habitude d’ajouter au nom de baptême un « sobrenom » ou surnom, qui peu à peu se fixa et se transmit héréditairement aux descendants de celui qui l’avait reçu.

 

Ces surnoms ont été :

  • très souvent des noms de baptêmes : Pierre Michel signifiant « Pierre fils de Michel », avec les noms de baptême alors en usage, autrement dit portés par des saints – nous sommes, ne l’oublions pas, dans une société essentiellement religieuse -, c’est à dire aussi bien :
    • des noms d’origine biblique, comme Adam, David, Samson…,
    • des noms tirés des évangiles, d’origines hébraïques ou grecques, comme Jean, Jacques, André…,
    • des noms d’origine romaine ou latine, portés par des saints comme Martin, Saturnin, Séverin…,
    • des diminutifs de tous ces noms, comme Samsonnet, Jacquet, Martinard, Guillaumot…., souvent construits selon le mode particulier de l’aphérèse (comme Baudet, Baudin, Baudot, Baudard sur Thibaud).


Pour en savoir plus sur toutes les catégories ci-dessus

 

 

  • des surnoms lié au moral, au caractère ou aux travers, comme Hardi, Lebon, Boivin…,
  • des surnoms liés à une mésaventure ou à une circonstance particlière, comme Mangematin, Percepuce…,


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