Un phénomène spécifiquement français, avec effet rayonnant vers l’Etranger

En fait, aucun pays ne connaît aujourd’hui l’engouement pour la généalogie qui peut être observé en France.

Si elle a du succès aux Etats-Unis et au Canada, la généalogie le doit avant tout à des revendications d’ordre ethnique et culturel : par elle, le Québécois cherche ainsi à s’affirmer différent du canadien anglophone.

Il apparaît nettement que, hormis sur le continent Nord-américain, aucun pays, ne connaissait cet engouement pour la généalogie avant son « décollage » dans la France des années 70-80, sous une forme démocratisée et populaire.

 

Pionnière, la généalogie française a en fait un effet rayonnant.

Hormis les pays nord-américains, ceux connaissant actuellement un développement de la généalogie sont presque tous limitrophes de la France (Belgique, Luxembourg et Suisse, Hollande, Angleterre, Allemagne), tout en offrant une situation sans commune mesure à celle observée en France.

 

Il semble toutefois que les Italiens, que ces questions laissaient indifférents voilà quelque vingt ans, commencent à s’y intéresser. Une sensibilisation qui paraît pour une large partie due à l’influence des visites et des contacts reçus de leurs lointains cousins, descendants des migrants établis en France dans la première moitié du XXe siècle.

On peut dès lors penser qu’à moyen terme, les Polonais pourront être touchés de la même façon (lorsque leurs cousins de France se seront mis massivement à la généalogie – ce qu’ils commencent à faire, au fur et à mesure que disparaît la génération qui avait « fait le chemin »). Devraient ensuite être gagnés les Espagnols, les Portugais…, puis par effet de « tache d’huile », bien d’autres pays.