La généalogie : depuis quand cette mode ?

Longtemps, la généalogie a été un passe-temps pratiqué dans les familles nobles et notables, dont les membres disposaient de loisirs et d’un niveau intellectuel et culturel leur permettant de s’y adonner.

Les choses changèrent à la faveur de mai 68, qui revalorisa la société rurale et traditionnelle et le régionalisme, et qui coïncida avec la montée des loisirs et avec les conséquences de la l’allongement de la scolarité.

 

La généalogie bénéficia surtout de sa médiatisation :

  • c’est après le lancement d’une rubrique, assurée par Pierre Callery, dans les colonnes du Monde-Dimanche, en 1974, que l’on a observé les premiers signes de la « ruée généalogique » aux Archives,
  • mes émissions de télévision et surtout de radio (sur France-Inter, le samedi matin, en « ouverture » de week-end, en 1979, puis sur d’autres antennes), contribuèrent largement à asseoir et développer cette mode,
  • on y ajoutera les articles et manchettes régulières parus dans la grande presse nationale (Le grand boom de la généalogie, La nouvelle passion des Français, Un Français sur cinq à la recherche de ses ancêtres…, titres ayant fait la une de journaux comme Le Nouvel Observateur, L’express, Le Figaro-Magazine…),

 


Elle bénéficia aussi, plus récemment :

 

  • des 35 heures et des RTT (permettant de planifier des séjours de travail dans des dépôts d'archives loin de chez soi),
  • du formidable impact d’Internet, où sites et pages généalogiques pullulant, chacun, pour avoir tapé un matin banalement son nom sur un moteur de recherche, s’est trouvé face à des informations généalogiques qui l’ont interpellé,
  • du soutien gouvernemental, dès 2002, qui s’est manifesté par diverses actions, notamment via le Ministère délégué à la Famille,
  • de la montée en puissance des seniors et des retraités.

 

Son avenir ? Apparemment, la courbe promet de rester longtemps exponentielle.

Pour plus de détails se reporter au Que sais-je ? de Jean-Louis Beaucarnot.