La généalogie : qui ? combien ?

Combien de généalogistes ?

On manque de chiffres : les « chasseurs d’ancêtres » ne sont pas comptabilisables. Si quelque 350 associations en regroupent à peu près 70 000 et si l’on peut dénombrer ceux travaillant dans des dépôts d’archives départementales, il reste impossible d’estimer le nombre des « généalogistes sauvages », se contenant de travailler dans les mairies, par correspondances ou par Internet. Tout au plus peut-on évoquer le succès de mon émission dominicale hebdomadaire sur Europe1 (2e meilleur taux d’écoute sur la tranche horaire, avec plus de 500 contacts par semaine) ou celui des Biennales de Généalogie. On doit signaler aussi des dizaines de milliers de sites sur Internet, sachant que le principal site, GeneaNet, est le premier site francophone exclusivement consacré à la généalogie (plus d'un million visiteurs uniques par mois).

 

Le seul élément sérieux dont on dispose est une enquête réalisée par l'IFOP, en juin 2006, à la demande de Généalogie.com, selon laquelle :

  • 48 % des Français disent s'intéresser à la généalogie,
  • 42 % ont déclaré disposer d'un arbre généalogique,
  • 23 % - soit près d'un Français sur 4 !- ont dit avoir déjà effectué des recherches généalogiques.

Sans risque d’erreur, on peut donc affirmer pouvoir compter, en France, entre 800 000 et un million de généalogistes amateurs actifs.

 

Qui sont-ils ?

Cette enquête de l'IFOP a également démontré que les "mordus" de généalogie se situent presque uniformément dans toutes les tranches d'âges, sachant que 20 % ont entre 15 et 24 ans, 24 % entre 35 et 49 % et 35 % sont retraités ou inactifs. Elle a également montré que 30 % - soit près du tiers - habitent une ville de plus de 100 000 habitants.

Une autre enquête, réalisée en 1999 par la SOFRES, pour le compte des Archives de France, avait par ailleurs démontré que les généalogistes évoluaient dans leurs centres d’intérêt. Si à ses débuts le chercheur se contente de réunir des informations basiques sur ses ancêtres, il va devenir « généalogiste historien », pour travailler davantage au plan historique.