La généalogie : qui ? combien ?

Combien de généalogistes ?

On manque de chiffres : les « chasseurs d’ancêtres » ne sont pas comptabilisables. Si quelque 350 associations en regroupent à peu près 70 000 et si l’on peut dénombrer ceux travaillant dans des dépôts d’archives départementales, il reste impossible d’estimer le nombre des « généalogistes sauvages », se contenant de travailler dans les mairies, par correspondances ou par Internet. Tout au plus peut-on évoquer le succès de mon émission dominicale hebdomadaire sur Europe1 (2e meilleur taux d’écoute sur la tranche horaire, avec plus de 500 contacts par semaine) ou celui des Biennales de Généalogie. On doit signaler aussi des dizaines de milliers de sites sur Internet, sachant que le principal site, GeneaNet, est le premier site francophone exclusivement consacré à la généalogie (plus de 350 000 visiteurs uniques par mois et plus de 50 millions de pages lues par mois).

 

Le seul élément sérieux dont on dispose est une enquête réalisée par la SOFRES en octobre 2001, sur les rapports qu’entretiennent les Français avec leurs archives, et qui a nettement démontré qu’aujourd’hui un foyer français sur onze compte son « petit généalogiste », autrement dit qu’un de ses membres est connu comme fortement sensibilisé à ces questions.

Sans risque d’erreur, on peut donc affirmer pouvoir compter, en France, entre 500 000 et 800 000 généalogistes amateurs actifs.

 

Qui sont-ils ?

Une enquête réalisée en 1999 par les Archives de France, a démontré que ces généalogistes actifs sont :

  • à 52 % hommes,
  • ont longtemps été plutôt des seniors, ce qu’Internet a nettement changé (50% ont entre 25 et 49 ans),
  • à 45% des gens ayant le niveau BAC et appartenant majoritairement aux catégories socio-professionnelles des employés et des cadres, des enseignants et des professions libérales,
  • très majoritairement des urbains, rurbains et suburbains ayant tous des racines rurales (descendants des générations ayant fait l’exode rural qui sont à la recherche de leur identité).

La même enquête a par ailleurs montré que les généalogistes évoluaient dans leurs centres d’intérêt. Si à ses début le chercheur se contente de réunir des informations basiques sur ses ancêtres, il va devenir « généalogiste historien », pour travailler davantage au plan historique.