Quels noms choisit-on ?

Si changer de nom n'est pas facile à décider, en choisir un nouveau ne l’est pas davantage…

Ce choix est laissé libre, à condition que le nouveau nom remédie à la situation et ne soit pas en soi une fin pour le requérant. Pas question, pour un M. Mouton, d'en profiter pour récupérer un nom connu, comme Chirac, Lavoisier, Mauriac ou Halliday.. Pas question non plus de profiter du changement pour devenir M. Mouton de Perlimpimpin…

 

La question,  en fait, s’avère délicate et subtile.  Perdre son nom, c’est un peu perdre une partie de soi-même et le réflexe constant sera donc de changer dans la continuité. Le plus souvent, on se contentera d'en modifier quelques lettres. On fait de Putin Patin ou Potin, Mutin ou Hutin, de Crétin Crépin, de Cudelou Dudelou ou de Labitte Lafitte. On s’attache à conserver la consonance : Cocu devient Cossu, Cotu... ; Cochon : Cochin, Conchon, Cosson... ; Torcheboeuf Roqueboeuf ; Landru Ledru ou Coquillette Covillette..., alors que Saloppe s’en sort par une inversion, en devenant Saulappe. On n'imagine pas la magie d'une simple cédille, si chère à certains Françon, Boçon et Coçu…