Parenté entre Mitterrand et la reine d’Angleterre

Le généalogiste Arnaud Chaffanjon a très tôt révélé que, dans l'arbre généalogique de François Mitterrand, une arrière grand-mère maternelle, Mme Touzet, née Marie-Rose Bernard de Javrezac, ouvrait au président républicain des voies généalogiques royales.

 

En effet, par la grand-mère de  celle-ci, nommée Marie-Rose de Barbezières, on pouvait remonter jusqu'à un Jean II de Barbezières. Appartenant à une famille de la noblesse des confins du Poitou et de l'Angoumois, cet ancêtre comptait, au nombre de ses descendants, une certaine Eléonore Desmier d'Olbreuse, qui s'était retrouvée, au milieu du XVIIè siècle, préceptrice, en Allemagne, des enfants du prince Georges-Guillaume de Brunswick. Devenu veuf, celui-ci l'avait épousée et lui avait donné une fille, Sophie-Dorothée de Brunswick-Zelle, que l'on avait marié à son cousin, Georges-Louis, duc de Brunswick, électeur de Hanovre.

 

Maintenant, suivez bien !

Après plusieurs années de mariage et avoir été deux fois mère, cette Sophie-Dorothée, authentique cousine des ancêtres de François Mitterrand et quant à elle aussi belle qu'imprudente, s'était, pour son malheur, éprise d'un fringant colonel de dragons suèdois, Philippe de Koenigsmark. Les amants furent surpris et l'on pense que Koenigsark fut coupé en morceaux sur ordre du mari baffoué et inhumé sous le dallage du château de Herrenhausen. Quoi qu'il a aît été, Sophie-Dorothée, de son côté, passa les trente-deux ans qu'il lui restait à vivre enfermée dans la forteresse d'Ahlden, sans pouvoir jamais revoir ses enfants. Destin d'autant plus malheureux qu'elle aurait dût terminer sa vie sur un trône. En effet, son mari, en 1714, avait été appelé à monter sur celui d'Angleterre comme petit-fils du roi Jacques Ier et au lieu d'être connue comme reine d'Angleterre, la fille d'Eleonore dut se contenter d'une célèbrité posthume dans le roman à succès que Pierre Benoît a consacré à ses amours...

 

Sa fille, pourtant, fut la mère de Frédéric II de Prusse, et son fils, le roi George II d'Angleterre, l'ancêtre de la quasi-totalité du Gotha européen, faisant donc de François Mitterrand, le cousin au 32è degré de la reine Elisabeth II, des rois Constatin de Grèce, Charles XVI Gustave de Suède et Juan-Carlos d'Espagne et de la reine Béatrix des Pays-Bas, ainsi que le cousin au 33è degré de la reine Margarethe II de Danemark, du grand-duc Jean de Luxembourg et des rois Harald V de Norvège et Albert de Belgique.