Les noms évoquant des titres, comme Duc, Lecomte, Baron..., n’indiquent pas que l'on descend d’un tel personnage, ni en droite ligne ni par bâtardise. Même si les bâtards étaient autrefois nombreux, l’explication est en effet tout autre, tenant :
- soit à un surnom teinté d’ironie,
- soit, presque toujours, à l’évocation d’anciens liens féodaux de dépendance : Leduc (puis Duc) ou Lecomte (puis Conte ou Comte) n’étaient autre que les formes elliptiques de « l’homme-le-duc » et « l’homme-le-comte », comme on trouvait les villes d’Arnay-le-Duc ou de Fontenay-le-Comte.
Les noms évoquant des dignités ecclésiastiques, comme Curé, Labbé, Lemoine, Lévêque, ont pour origine :
- Les noms évoquant des dignités ecclésiastiques, comme Curé, Labbé, Lemoine, Lévêque, ont pour origine :soit un surnom ironique, donné à l’homme ayant les mœurs d’un curé, d’un moine ou d’un évêque,
- soit pour certains, et notamment Labbé, une situation comme celle évoquée pour Lecomte (cf. ci-dessus), avec «l’homme-l’abbé» (comme on trouve la commune de Pont-L’Abbé).
Pour ce qui est des noms de fonctions, comme Bailli, Prévot… et leurs nombreuses variantes, on a plutôt affaire au surnom teinté d’ironie, attribué à un homme se donnant des airs importants.