Il s’agit très probablement d’une aphérèse.
Ce mot désigne un type de diminutif, très usité au Moyen-âge, consistant à ne conserver que la dernière syllabe du nom, en lui ajoutant un des suffixes classiques : – o (-eau, -aud, -ault), - in, -eu(x), -et, -ou (x, d…), -ard (ou –art). Arnaud donnait ainsi Naudin et Naudet ; Raymond Mondet, Mondin, Mondon ; Thibaud donnait Baudet, Baudin, Baudot, Baudard…
Ces formations s’appuyaient aussi bien sur le prénom lui-même que sur un diminutif : Robinet, diminutif de Robin, donnait ainsi Binet, comme Jacquot, diminutif de Jacques, donnait à son tour Cotet, Cotin, Coton, Cotard…

Ces innombrables diminutifs ayant valeur d’appellations et de noms de baptême, le problème était qu’ils pouvaient produire à leur tour des aphérèses : si Raymond donnait Mondon, ce dernier pouvait donner à son tour Donnet, Donnot, Donnard…
Caractérisés par des noms en deux voyelles, terminés par l’un de ces suffixes classiques, ces patronymes n’en gardent pas moins une part de mystère quant au prénom originel : Naudin et Naudet peuvent aussi bien dériver d'Arnaud que de Renaud, et Baudin, Baudet et Baudot aussi bien de Thibaud que d'Archambaud...
Vous pouvez, en revanche, vous laisser guider ici par le suffixe rencontré.