Comment mesurer la fréquence d’un nom ?

Attention : pour travailler correctement, vous ne devez jamais oublier que l’orthographe des noms de famille n’existe pas et que celle du vôtre, forcément récente, peut avoir été la variante ou la déformation d’un autre nom. Pensez aussi à gérer de même les particules.

Vous devrez donc prendre en compte des formes voisines, phonétiquement ou non.

Ainsi, si vous vous nommez

  • Duppont : impossible d’ignorer les Dupont et les Dupont,
  • Deschamps : impossible d’ignorer les Déchamps, Deschamp, Déchamp, Déchans…,
  • Place : impossible d’ignorer les Plasses,
  • Le Trouadec : impossible d’ignorer les Trouadec…,
  • Bodin : impossible d’ignorer les Baudin et Beaudin,
  • Houdin : impossible d’ignorer les Oudin,
  • Thomas : impossible d’ignorer les Tomas,
  • Têtard : impossible d’ignorer les Testard…

Vous en arriverez ainsi à déterminer une orthographe ou une forme « dominante » ou « majoritaire » : ainsi Lobjois, face à Lobjeois, Lobgeois, Lobjoie, Lobjoit…

 

Pour mesurer la fréquence de votre nom, vous disposez de deux grandes sources d’information :

  • l’annuaire électronique des abonnés au téléphone : accessible par le serveur minitel 36 17 ANNU (en choisissant successivement ses choix 6 et 1), qui vous permettra de connaître :
    • le nombre (approximatif) de foyers français portant ce nom. Pour cela, augmentez le chiffre trouvé d’environ 20% (pour compenser listes rouges et téléphones mobiles),
    • le nombre (approximatif) de ses porteurs : pour cela, multipliez le précédent chiffre obtenu (nombre de foyers, par 2,7).
      Exemple : ANNU vous donne 20 Barathier, soit 20 x 15% = 24 foyers et 24 x 2,7 = 65 porteurs. Mais attention, pensez aussi aux 208 Baratier, sans « h » !
  • les fichiers de l’INSEE vous donneront le nombre d’incidences de votre nom dans les fichiers des identités nationales, nombre qui se révèle généralement sensiblement voisin du nombre des porteurs. Ces fichiers sont accessibles par divers sites (http://www.notrefamille.com/).

 

Le conseil de Jean-Louis Beaucarnot : préférez travailler en nombre de foyers. C’est sur ce nombre que vous allez vous appuyer pour savoir si votre nom est rare ou fréquent, et si tous ses porteurs peuvent être vos cousins.

 

Vous voulez savoir :