La question de la particule et des qualificatifs nobiliaires

Quelques principes à connaître, retenir, et accepter :

  • la particule n'est nullement une preuve de noblesse et la Révolution française n'a pas provoqué autant de perte ou de rattachement de particules qu'on ne l'imagine.
  • Au temps où les noms de familles n’avaient pas d’orthographe, la particule qui n’était en fait qu’une préposition, se rencontrait dans tous les noms forgés sur des noms de lieux (de la place pour Delaplace), comme elle était régulièrement présente dans les noms de familles bourgeoises ayant l’habitude d’ajouter à leur patronyme le nom de leur terre (Durand du Pradel ou Lefèvre de Grandpré).
  • le blason n'est pas davantage preuve de noblesse,

Il vous faut toujours vous méfier des simples et classiques "qualifications nobiliaires" que vous pouvez rencontrer dans des actes d'état civil, notariés ou autres. Variant selon les régions, elles peuvent vous faire prendre pour nobles des ancêtres qui ne l'étaient pas.

 

Dans les actes officiels et notamment dans les minutes notariales, les vrais nobles étaient tenus de se faire qualifier de façon particulière :

  • écuyer ou chevalier, dans toutes les régions,
  • noble ("noble Pierre Untel"), en Artois, Dauphiné, Flandre, Franche-Comté, Hainaut, Languedoc, Lyonnais, Provence, Roussillon,
  • noble homme ("noble homme Pierre Untel"), en Béarn, Guyenne, Normandie et Languedoc toulousain.

Toutes ces qualifications ne sont, à tout le mieux, que des indices de noblesse. Pour vérifier, se reporter aux roles de l'impôt spécifique des nobles : la capitation (se renseigner aux Archives départementales).

 

La mention "sieur de Tel Endroit" n'a pas plus de valeur qu'une particule détachée du nom.

 

Sur ces sujets, se reporter à Qu'est-ce que la noblesse ?, par Alain Texier, Taillandier, 1988.

 

Ces qualifications ne sauraient vous suffire. Il vous faut trouver des preuves et savoir dépister vraie et fausse noblesse.