Recherches à Paris, par les archives notariales

Avant la Révolution, les archives notariales deviennent pratiquement la seule source exploitable.

 

Les répertoires chronologiques et les minutes notariées des 122 anciennes études parisiennes sont réunies au sein d'un département des Archives nationales, appelé le Minutier central des notaires de Paris.

 

Les actes que l’on y trouvera présenteront pour le chercheur un intérêt capital, cela, surtout par l'exploitation des inventaires après décès et des contrats de mariage.

 

Les premiers, en effet, dressés quelques jours après le décès, donnent en principe, à la rubrique "papiers de famille", les références du contrat de mariage du défunt. La méthode consistera à ricocher de l'un à l'autre.

 

Pour amorcer votre recherche, vous devrez vous procurer les coordonnées précises d'un acte notarié. Ensuite, du fait que les familles parisiennes se montraient généralement fidèles à leur notaire, le dépouillement des répertoires chronologiques de ce notaire sera souvent fructueux.

 

Il existe trois "voies d'accès" principales aux archives du Minutier Central des Notaires parisiens.

  • les archives de l'Enregistrement: à partir d'une date de décès, travailler, aux Archives de Paris (18 Bd Serrurier, 19è) sur les tables alphabétiques des décès (série DQ8) du bureau de l'Enregistrement dont dépendait le domicile du défunt, à la recherche de la référence de la déclaration de mutation par décès, que l'on trouvera alors dans les registres chronologiques de la série DQ7. Cette pièce indiquera le notaire ayant dressé l'inventaire,
  • par divers fichiers du Minutier central (XVIIIe et Révolution, tontines, appositions de scellés) et surtout par trois fichiers de la base ARNO, portant sur les années 1551, 1751, 1761 et 1851, accessibles sur le site des Archives nationales (www.archivesnationales.culture.gouv.fr/arn).